Farid El-Atrach

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Biographie de Farid El-Atrach (فريد الأطرش)

Compositeur, musicien joueur de luth, chanteur et acteur égyptien d'origne syrienne. Novateur, il su créer un nouveau style de musique orientale, tout en sachant conserver les racines traditionnelles et classiques.

Son enfance

De son nom complet Farid ben Mohamad ben Fahd Al Atrach. Né en 1915 dans la région de Jabel Al Arab en Syrie. Il est ainsi issu d’une grande famille princière Druze. Famille célèbre pour sa résistance au XVIIIème siècle face aux Otthomans. Son père Mohamad se maria la première fois en 1899 avec Tarfa El Atrash avec qui il eu son fils, Talal. La mère de Farid qui fut sa seconde épouse en 1909 est Alya Moundhir. Ensemble ils auront cinq enfants, trois garçons, qui sont: Anwar, Farid, Fouad, et deux filles, Widad et Amal. En 1921, il épousera encore Mayssara Al Atrash avec qui il aura quatre autre enfants: Munir, Munira. Krgih et Itidal. Il mourut en 1924 et fut enterré en Syrie. Quant à sa mère la princesse Alia Hussein Moundhir, est une libanaise druze de la région du Chouf au Liban, elle était chanteuse traditionnelle. Elle décèdera en 1968 et sera enterrée au Mont Liban.
Après l’occupation de la région par des troupes françaises et la rébellion des El Atrach contre eux, la mère de Farid, Alya décida de fuir le pays afin de mettre ses enfants à l’abri. Elle va ainsi se rendre en 1921 au Liban avec ses enfants, Fouad, Farid Et Amal. Sur place elle inscrira Farid dans une école catholique. En 1923 elle décida d’émigrer en Egypte. Une fois arrivée au port d’Al Kantara elle sera empêchée de passer car elle ne possédait pas de passeport. C’est alors avec l’aide et l’intervention de Saad Zaghloul le premier ministre de l’époque, ami des El Atrach qu’elle pourra pénétrer sur le sol égyptien. Grâce à lui aussi elle réussira à s’installer avec ses enfants au Caire. Afin de subvenir aux besoins de ces enfants Alya va devoir gagner de l’argent. Maitrisant le chant et le luth, elle va animer des mariages et donner des cours de musique aux enfants des familles d’artistes à son domicile.
Elle va inscrire ses enfants dans une école Française mais sous un nom différent, Koussi, car le nom "Al-Atrach" avait mauvaise réputation pour les français. Mais la direction de l’établissement finit par connaitre la vérité sur l’origine des enfants. Ils seront alors exclus. A nouveau et sous leur vrais noms de familles cette fois, que les jeunes Al-Atrach seront scolarisés dans une école de l’église catholique romaine. Ayant appris de sa mère à jouer du luth et le chant, Farid va rejoindre en 1925 l’institut de musique orientale.

Ses débuts dans la musique

Afin d’aider sa mère financièrement Farid El-Atrach rejoint le club de Badia Massabny et animera certaines soirées dans la boite de nuit le Balatchi. Il travaillera également comme vendeur dans un magasin de tissus. En 1934, le musicien et directeur artistique de la radio Medhat Assem se rendit à l’institut de musique. Par hasard, après avoir entendu la voix et le jeu de luth de Farid qu’il apprécia, il lui demandera de venir travailler à la radio. Une occasion d'évolution pour Farid qu’il saisira sans hésiter. Avec sa chanson "J’aurais voulu voler afin de voler autour de toi» écrite et composée par le palestinien Yahia Lababidi il réussit à attirer l’attention sur ses capacités de chants. En 1937, Il interpréta une chanson de sa propre composition, "J’aime sans espoir". En 1939, il eut deux offres d’une radio anglaise pour intégrer un orchestre afin d’enregistrer des disques de musique à Londres, ce fut son premier voyage en Europe. L'enregistrement aura lieu dans l'un des studios de Paris. Après sa prestation le maestro et son équipe furent séduit par le jeu habile de Farid surtout par rapport à son jeune âge.

Le cinéma

En 1940, il rejoint le monde du cinéma. Il va jouer son premier film, et en composer la musique des chansons également, dans "La victoire de la jeunesse", réalisé par Ahmed Badrakhan. De nombreuses vedettes du cinéma de l’époque vont partager l’affiche. On retrouvera comme acteur à ses cotés, Anwar Wagdy, Raouhiya Khaled et Bichara Wakim ainsi que Asmahan. On retrouvera également l’apparition à la fin du film comme danseuse celle qui allait devenir son grand et premier amour, Samia Gamal.
Complice, très proche de sa sœur Asmahan (Amal), lui louant une grande affection, il apprit le 14 Juillet 1944, son décès par noyade après un accident de voiture. Choqué par la nouvelle et dévasté par le chagrin Farid va s’adonner davantage à son vice, les paris et les courses de chevaux. Ainsi, il va perdre énormément d’argent aux jeux, au point de ne même plus pouvoir payer son loyer.
En 1946, Il composera et écrira une chanson "L’amour d’une vie". La mélodie et les paroles mélancoliques de la chanson exprimaient bien l’état de tristesse qui submergeait l’auteur à ce moment de sa vie. La chanson parlait bien de désespoir, de souffrance et de misère. La chanson aura un énorme succès, ce qui encouragea Farid de s’en inspirer pour faire un film. En 1947 il décida de produire lui-même son film, mais il n'avait pas assez d'argent. Son idée fut alors de faire une annonce disant qu’il allait produire un nouveau film. Ceci a conduit immédiatement d’innombrables maisons de production et de distributions de différents pays arabes à se proposer pour financer le film. Farid se retrouva alors avec des fonds plus que nécessaires pour produire son film "L’amour d’une vie" avec Samia Gamal. Le film aura un grand succès. Il va à cette époque avoir de nombreuses propositions pour jouer comme acteur et auprès de nombreuses stars féminines de l’époque, comme Faten Hamama ou Mariam Fakhr-Eddin. En 1950 il produit un autre film "Le dernier mensonge". Il y sera également l'acteur principal et aura comme partenaire Samia Gamal. En 1955, il produit le film "L’époque de la passion", avec Mariam Fakhr-Eddin, et Youssef Wahbi.
Parmi ses autres films : En tant qu’acteur, compositeur, parolier et interprète des chansons du film, enfin coproducteur pour certains:
-Une mélodie dans ma vie (Nagham Fi Hayati )avec Merwet Amin (1975).
-Le grand Amour (Hob al kabir) avec Faten Hamama (1969).
-L’histoire de toute une vie (Hikayet el omr kulluh) avec Faten Hamama (1965).
-Un jours sans lendemain (Yomun bala ghaden) avec Mariam Fakhr Eddin (1962).
-La plage de l’amour(Shatie el hub) avec Samira Ahmad (1961).
-L’histoire de mon amour( Oussit Hobi) avec Iman (1955).
-Une lettre d’amour (Risalat Gharam) avec Mariam Fakhr Eddin (1954).
-Je veux me marier (Ayza atgawwez ) avec Leila El Jazairiya(1952).
-La mélodie étenelle (Lahn al khouloud) avec Faten Hamama (1952).
-Viens saluer (Taa la salim) avec Samia Gamal (1951).
-Toi je t’aime (Ahebbak inta )avec Samia Gamal (1949).
-Le rêve des jeunes (Ahlam El Chabab)" avec Tahya CaryoCa (1943).

Sa vie personnelle et affective

Farid Al-Atrach fait partie des célébrités sur lesquelles les chroniqueurs et écrivains se sont le plus exprimés. Le nombre de biographie et d’article sur le musicien sont important, notamment sur sa vie amoureuse. Pourtant son célibat fut le prétexte à toutes les rumeurs.
Le premier grand amour de Farid fut sans conteste la danseuse et actrice Samia Gamal. Il l’avait rencontré en 1940 lors de sa visite au club de Badiaa Messabny où il avait débuté. Plus tard il lui proposera de figurer dans son premier film "La victoire des jeunes" en 1941. De même qu’il l’a choisira comme héroïne de son film "L’amour d’une vie". Après le tournage ils ne se sépareront plus. Le couple se forma dans la vie comme à l'écran. Leur histoire d’amour devint une des plus célèbres dans la presse et les médias. Après Cinque années de relation Farid ne s’était toujours pas décidé à s’engager officiellement et épouser Samia. Les conflits provoqués par la jalousie réciproque des deux partenaires vont pousser Samia Gamal à quitter Farid.
Après un voyage à Paris Farid fit connaissance de Layla, une des danseuses vedette des soirées parisiennes. Layla était de père algérien, et de mère française. Sa beauté et ses talents de danseuse n’ont pas permis à Farid de résister. Il lui proposera de venir danser dans le film qu’il allait tourner "Je veux me marier". Elle accepta et Farid retrouva l’amour. Mais leur relation ne durera pas, puisque la danseuse parisienne voulait retourner vivre en France.
Après la révolution Nassérienne, le roi Farouk qui perdit son trône sera exilé en France avec son épouse la reine Narimane et leur fils Fouad. La mère de Narimane demanda à sa fille de quitter le roi déchu et exilé pour revenir en Egypte afin de refaire sa vie. Ce que Nariman fit sans tarder. Farid qui nourrissait un amour secret pour l’ancienne reine profita de son divorce pour lui déclarer sa flamme et la demander en mariage. Mais la réponse ne se fit pas attendre. La mère de Nariman déclarera à la presse qu’il n’a jamais été question que Farid Al Atrach épouse sa fille. Elle ajouta qu’il ne devrait pas profiter ainsi des filles de familles honorables pour atteindre la célébrité. En lisant la presse et en apprenant cette nouvelle, humilié et déçu Farid va faire sa première attaque cardiaque qui ne sera que le début d'une longue série. Ce genre de crise et malaise cardiaque se répèteront plus ou moins violemment durant le restant de sa vie à plusieurs occasions et révèleront ainsi la fragilité de son cœur et de sa santé.
Farid avait eu un coup de foudre également pour Chadia lors du tournage "Toi mon amour" en 1957. Mais l'actrice à l’époque était encore mariée à l’acteur Imad Hamdi. Après son divorce elle eut une courte relation avec Farid. Elle va par la suite se remarier avec Salah Dhoul-Fikar. Leur deuxième rencontre eu lieu en 1961. Farid va dévoiler son affection pour Chadia quand il va la veiller à l'hôpital suite à son malaise et son hospitalisation. Hésitants tous deux à s’engager après leurs expériences réciproques passées, le mariage n’aura pas lieu. Ils garderont néanmoins une profonde amitié l'un pour l'autre.
Afin d’épargner son cœur fragile et sur recommandation de ces médecins, Farid en compagnie de sa mère va aller vivre au Liban car l’air et l’ambiance y seraient plus sains. Il y tournera d’ailleurs ces derniers films depuis le Liban. Le décès de sa mère Alya en 1968, ne va guère améliorer son état de santé.
Il aura une autre attaque cardiaque plus violente que les précédentes et sera hospitalisé à l'hôpital de Beyrouth. Sur son lit d'hôpital il demandera à son frère à être enterré en Egypte au côté du corps de sa sœur, Asmahan. Deux jours plus tard, le 26 décembre 1974, il décèdera à l’âge de 60 ans.
Il laissera plus de 300 compositions musicales et 31 films. Il aura composé pour de nombreux chanteurs et danseurs célèbres parmi eux : Asmahan, Ismail Yassin, Chadia, Tahya Carioca, Samia Gamal, Chafia Ahmad, Sabah, Wadie Al-Safi, Warda El-Jazayriya et bien d’autres artistes.
Par Bach M-D

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