Samia Gamal
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Biographie Samia Gamal
Son enfance
Actrice et danseuse égyptienne,surnommée le papillon dansant, Samia Gamal est née le 27 mai 1921 dans un petit village dans la région de Bèni-Souf. Région connue pour ses traditions très conservatrices et la rudesse de la vie de ces habitants. L’histoire de Samia en particulier débuta dans le malheur et la privation. Tout commença quand son père, simple employé comme main d’œuvre dans les champs tomba amoureux d’une jeune jolie brune. Déjà marié, son père abandonnera sa première épouse pour épouser celle dont il ne pouvait plus s’en passer. De ce mariage, née une fille Zaynab. Son père gagnait sa vie de façon irrégulière, la petite Zaynab va connaitre souvent la faim et le froid tout au long de son enfance. Mais elle connaitra une autre cruelle privation celle de l’amour et l’affection d’une mère. Puisque cette dernière décèdera quand Zaynab n’avait que 7 ans. Avec sa fille, son père retournera à son ancienne épouse. Ainsi Zaynab se retrouva face à une belle mère pleine de rancœur anciennement abandonnée par son mari pour sa propre mère. La belle mère va ainsi se montrer cruelle et ne cessera de maltraiter Zaynab.
A 14 ans, elle apprit que sa belle mère était sur le point de la marier au chef du village, la quarantaine passé, mais très aisé financièrement. Epouser un homme aussi âgé pour la jeune adolescente était inacceptable. Malgré le manque d’instruction de Zaynab elle se procura son extrait de naissance qui stipulait bien son jeune âge. Elle va alors le présenter à celui qui allait officier le mariage. Ne pouvant transgresser la loi en tant que chef du village, le prétendant va renoncer à cette union. Le mariage annulé à la dernière minute n’aura pas lieu. Mécontente d’avoir contrecarré son projet, la belle mère va alors intensifier ses hostilités et sa maltraitance à l’encontre de la jeune Zaynab.
A 15 ans, elle perdit son père qui mourra à son tour. Pour échapper à son calvaire elle va partir vivre avec sa demi-sœur au Caire. Mais elle devra travailler pour gagner sa vie. Elle sera engagée comme employé chez une couturière. Elle découvrira la musique et l’écoutait dés que l’occasion se présentait. Une voisine qui la voyait bouger avec aisance quand elle dansait lui proposa de devenir danseuse. Cette même voisine va lui faire découvrir le cinéma en l’emmenant regarder le film "La reine des théâtres" de Badiaa Messabny. C’est bien cette grande professionnelle de la danse et du spectacle qui avait lancé la carrière et fait naitre de nombreuses stars tant musiciens, comédiens, réalisateurs que danseurs. Parmi ces stars on pourra citer le chanteur compositeur Mohamad Fawzi, l’acteur Ismail Yassine, le chanteur compositeur Farid El-Atrach ; ou encore des danseuses comme Tahiya Carioca et bien d’autres. Eblouie, Zaynab ne put s’empêcher de désirer fortement de monter elle-même un jour sur scène et faire partie de ce monde du spectacle et des projecteurs.
Ses débuts dans la danse
En fréquentant le café Jamal elle fit connaissance du fils du propriétaire qui apprendra son admiration pour Badiaa Mesabny qui la connaissait personnellement il va alors la lui présenter. Quand Badiaa Mesabny demanda à son admiratrice son nom, Zaynab va répondre par "Samia Jamal". Elle choisit "Jamal" en référence à celui qui l’aura aidé à réaliser son rêve. Car Badiaa Mesabny va finir la prendre dans sa troupe en tant que danseuse. D’abord, elle fera partie de la figuration de groupe autour de la danseuse principale. Rapidement elle eu l’occasion de se présenter enfin en solo. Tétanisée et incapable de bouger, ce fut un échec tant qu’elle abandonnera sous les huais des spectateurs. Elle retourna aux rangs arrières tout en décidant de prendre des cours de ballet qu’elle payera avec son mince revenu de l’époque. Son apprentissage de la danse classique lui permit ainsi la bonne maitrise de son corps et des ses gestes. Elle va ainsi acquérir la légèreté et la souplesse qu’elle souhaitait. C’est alors qu’elle se reproduit encore en solo. Cette fois elle s’imposera en tant que danseuse professionnelle. Par la même occasion elle imposera un style original et nouveau, celui d’une danse alliant rythme et mouvement à la fois orientaux et occidentaux. Elle ne cessera de s’entrainer et de se perfectionner face au miroir. Elle va apprendre ainsi à danser différents styles de danses, comme la danse pharaonique, la danse orientale, indienne et de nombreuses danses modernes occidentales. Elle devint rapidement l’une des vedettes danseuses de la salle. Son salaire ne va cesser d’augmente chez Badiaa Messabny. A à peine 20 ans, elle est l’une des danseuses les mieux payé du pays. Très demandée elle va se produire également dans différents clubs et cabarets célèbres de la capitale. Elle va dans un premier temps être engagée en tant que figurante dans deux films en 1939.
Ses début dans le cinéma
Fane de Farid Al-Atrach et son intérêt pour le chanteur, Samia Gamal va partir au studio le féliciter pour son premier film. Ce dernier va lui proposer de faire figurante dans son film la victoire des jeunes en 1941. Elle va apparaitre dans d’autres films comme comparse. Une fois devenue célèbre elle sera sollicitée pour jouer un rôle important dans un film en 1943. Mais le film fut boudé par le public et les critiques furent très hostiles à l’égard de tous les membres qui y avaient travaillé. En 1944, Mohamad Abdel Wahab va la prendre dans son film "Le premier amour" où elle dansera sur une de ces mélodies. Cette fois le film aura du succès et Samia attirera à nouveau l’intérêt des producteurs et réalisateurs. Les propositions pour jouer dans d’autres films vont arriver. Elle jouera surtout en 1947 un film "L’amour de ma vie", produit et joué par Farid Al Atrach. Ensemble ils joueront de nombreux autres films. Tout deux devinrent alors une sorte de duo cinématographique. On les reverra encore dans : "Je t’aime toi" en 1947, "La dame Aafrita" en 1949, "Le dernier mensonge", en 1950, et "Viens saluer" en 1951.
On la retrouvera essentiellement dans les films suivants :
-Ma fille, en 1944 avec Mahmoud Dhoul-Fikhar.
-Le sexe faible (tendre) en 1945.
-Chahrazad en 1946.
-Le rouge à lèvre avec Najib El Rihany en 1948.
-Des vacances en enfer en 1949.
-Ali baba et les 40 voleurs avec Fernandel en 1950.
-Le prince de la vengeance avec Anouwar Wagdi en 1950
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-La vengeance du bien-aimé avec Farid Chawki en1951.
-Le train de nuit en 1953
-La vallée des rois avec Robert Taylor en 1954.
-Mon amour le brun en 1958 avec Tahiya Carioca.
-Chaque battement de mon cœur en 1959.
-Le deuxième homme avec Rochdi Abaza et Sabah en 1959.
-Madame Soukar en 1960.
-Zoukhak El Moudok avec Chadia en 1963.
Elle tournera son dernier film "L’heure du voyage" en 1972 avant de se retirer complètement du monde du cinéma et de la danse.
Vie personnelle
Avant même leur rencontre Samia Gamal appréciait la voix et les chansons de. Farid Al Atrach. Adolescente elle était déjà une de ses grandes Fanes alors même qu’elle ne l’avait jamais vu physiquement. C’est bien plus tard encore jeune danseuse au cabaret qu’elle s’acheta un magazine où elle pu enfin découvrir son visage.
Lors de répétition avec la troupe, et durant une pause Samia demanda à un enfant de lui dire quel était le nom du monsieur de la photo sur le magazine. L’enfant ne répondant pas, c’est une voix venant de derrière elle qui lui répondit : « c’est moi ». En se retournant elle vit alors pour la première fois en chaire et en os Farid Al-Atrach avant de s’évanouir. Plus tard ils vont tourner plusieurs films et devinrent dans la vie comme à l’écran un couple inséparable. Que ce soit Samia ou Farid tout deux avouèrent leur amour réciproque à la presse et dans les médias. Leur histoire d’amour et passion devint aussi une des plus célèbres à l’époque. Cette relation prendra néanmoins fin en 1951, quand Samia avait finit par perdre patience face au refus de Farid de s’engager. Pour le chanteur, il devait rester libre et disponible à son public et à toutes ces admiratrices. Surtout ne point se lier pensait-il, afin de trouver l’inspiration de composer et chanter encore l’amour.
En 1951 elle rencontre lors d’un séjour à Paris l’organisateur de concert américain Shepard King . Après un mois, ils vont se marier et Samia part avec son nouvel époux vivre à Houston au Texas. Elle va par l’intermédiaire de son mari et désormais manager se produire dans de nombreuses grandes salles et théâtres de renom et dans différents états. Samia Gamal avait alors gagné énormément d’argent suite à sa tourné et ses spectacles. Reprochant à son mari de s’accaparer ses importants revenus, se sentant exploitée, au bout d’un an et demi de vie commune elle décida de mettre fin à son mariage. De retour en Egypte elle eu une relation avec un riche député du nom d’Ahmad Abdel Fatouh. On lui attribua également à tort ou à raison une relation avec le roi Farouk. Pourtant Samia Gamal avait elle-même démentit ce genre de rumeur et avait assuré qu’elle avait été uniquement engagé pour animer une soirée au palais.
Elle eu ensuite une relation plus suivie avec le jeune compositeur de renom Baligh Hamdi. Le couple était sur le point de célébrer son mariage quand on a appris à Samia Gamal que son futur époux entretenait une autre relation. Sans vraiment vérifier l’authenticité de cette information elle préféra rompre leur relation.
Enfin en 1956, Samia Gamal entama une nouvelle relation amoureuse avec un homme qu’elle connaissait déjà puisqu’elle avait partagé avec lui l’affiche en 1949. Cet homme n’est autre que le Don Juan du cinéma Rochdi Abaza. Leur relation se concrétisa par un mariage en 1960 et se poursuivra durant 18 ans. Cette union fut celle qui permit à la danseuse de se poser. Le bonheur du couple va durer de nombreuses années. Comblée Samia décida même de se consacrer à son foyer et à sa vie de couple. Même les rares films qu’elle tournera encore seront ceux en compagnie de son mari. Pourtant quelques années plus tard Samia Gamal aura à supporter les nombreux vices et faiblesses de son amour et époux Rochdi Abaza. Malgré sa longue patience Samia Gamal éprouvée par les excès de son compagnon finit par le quitter en 1978.
De l’obscurité et la misère à la lumière, la petite orpheline jadis Zaynab, Samia Gamal était devenue une star à 20 ans. Elle fut l’une des rares actrices ou danseuses à avoir été sollicitée pour jouer et danser dans des films hollywoodiens et Européens. Malgré tout ceci Samia Gamal garda tout au long de son parcoure sa simplicité et sa gentillesse légendaire.
Elle décèdera en 1994 à l’âge de 72 ans après un coma qui aura duré six jours.
Rédigé par Bach M-D
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